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L'Ademe publie un avis sur le captage et stockage géologique de CO2




Publié le : 22 Juillet 2020


L’agence de la transition écologique (Ademe) publie mardi 21 juillet 2020, un avis sur le captage et le stockage géologique de CO2.

« Le captage-stockage géologique du CO2 (CSC) permet de réduire les émissions d’une source fortement émettrice de CO2 à grande échelle, sans en changer fondamentalement le moyen de production, grâce à plusieurs technologies pour récupérer le CO2 dans les fumées, le transporter et le stocker dans le sous-sol », rappelle l’Ademe dans son avis publié ce mardi 21 juillet. Mais le déploiement du CSC à échelle industrielle se heurte à des contraintes techniques, géologiques, réglementaires et sociales : « L’avis de l’Ademe met ainsi en évidence une application du CSC à un nombre limité de sites industriels sur trois zones spécifiques du territoire français », peut-on lire.

Les trois zones identifiées par l’Ademe sont les Hauts-de-France autour de Dunkerque, avec un potentiel de captage-stockage de 15 millions de tonnes de CO2 par an, la Normandie près du Havre, avec un potentiel de 6 millions de tonnes de CO2 par an, ainsi que la Nouvelle Aquitaine autour de Lacq, et un potentiel de 3 millions de tonnes de CO2 par an. Seules ces zones « répondent aux critères de mise en œuvre du CSC », à savoir : la présence d’infrastructures favorables au CSC comme les canalisations de transport de CO2, la concentration de sites industriels, et la capacité de stockage géologique. « Ces trois zones ont un potentiel de CSC d’environ 24 millions de tonnes de CO2 par an, dont 90% seraient stockées en mer hors du territoire français », souligne l’Ademe.

Le CSC comme « dernière étape » de décarbonation

Ce gisement serait, d’après l’avis, « compatible avec les orientations de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui limite le CSC à 5 millions de tonnes de CO2 par an évitées dans l’industrie en 2050, dans son scénario de référence », rappelle l’Ademe. L’avis souligne par ailleurs que tous les secteurs de l’industrie ne peuvent compter sur cette pratique pour décarboner leurs activités : « c’est le cas notamment pour les sites trop déconcentrés, ou trop éloignés des zones de stockage, comme les sites du secteur de la chimie de base situés en Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que ceux du secteur cimentier dispersés sur tout le territoire », est-il précisé.

L’Ademe rappelle également qu’afin d’atteindre la neutralité carbone, le CSC « doit être considéré comme la dernière étape dans une stratégie de décarbonation : cette Cette dernière doit en effet commencer par des actions plus matures et performantes telles que l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables ». La mise en œuvre du CSC ne sera par ailleurs possible que si différents freins sont levés concernant l’aspect technico-économique, l’acceptation sociétale de cette technologie, ainsi que le défi de la temporalité.


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