L’exposition professionnelle des pompiers reconnue comme cancérogène

Sécurité des personnes - Actualité Scientifique - Publiée le mercredi 17 août 2022

Au cours du mois de juin 2022, 25 scientifiques issus de 8 pays se sont réunis au sein du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à Lyon afin de finaliser leur évaluation relative à la cancérogénicité de l'exposition professionnelle en tant que pompier. 

Ce groupe de travail a conclu qu'il existait des preuves suffisantes pour classer l'exposition professionnelle des pompiers comme "cancérogène pour l'homme". Cette exposition reste cependant complexe, et comprend ainsi toute une variété de dangers résultant d'incendies, mais également d'événements non liés à l'incendie. Ils peuvent être confrontés à divers rôles, à diverses responsabilités, aux produits de combustion des incendies (hydrocarbures aromatiques polycycliques et les particules), aux matériaux de construction, (amiante), au diesel et gaz d'échappement, aux produits chimiques, aux retardateurs de flamme, etc. L'absorption de ces substances, cutanée, respiratoire ou par ingestion reste cependant réduite grâce à la bonne utilisation de leur équipement de protection individuel. 

Les récentes études ont démontré que l'exposition professionnelle en tant que pompier accroît le risque de cancer chez l'homme. Parmi les études menées, il a été recensé que des marqueurs inflammatoires des voies respiratoires et systémiques ont été associés à des expositions liées aux luttes contre les incendies. Ainsi, ce sont des déclins de la fonction pulmonaire et une hyper-réactivité bronchique qui s'associent à l'exposition des pompiers.