Amiante : de nouvelles mesures pour mieux protéger les travailleurs contre l'amiante

Santé et sécurité des personnes - Actualité Scientifique - Publiée le jeudi 15 janvier 2026

La Commission européenne a publié, le 18 décembre 2025, des lignes directrices visant à faciliter la mise en œuvre de la directive Amiante amendée en 2023 et une recommandation élargissant la liste des maladies professionnelles.

La Commission européenne a adopté le 18 décembre dernier de nouvelles mesures pour mieux protéger les travailleurs contre l'amiante. Ces mesures comprennent :

des lignes directrices, afin d'aider les États membres à faire respecter les règles de l'Union européenne qui permettent de réduire considérablement l'exposition des travailleurs à l'amiante. Elles ont été élaborées avec la contribution de syndicats, d'organisations patronales, d'entreprises, d'autorités nationales et d'experts en matière de santé et de sécurité. Elles fournissent des informations claires et pratiques pour la gestion des risques liés à l'amiante dans des secteurs tels que la construction, la rénovation et l'entretien. Elles reprennent également des exemples concrets ainsi que des études de cas dans les États membres pour aider les employeurs et les travailleurs à réduire l'exposition et à prévenir le cancer.

des conseils pratiques sur les mesures en matière de formation et de contrôle ;

une recommandation actualisée de la Commission élargissant la liste des maladies professionnelles, en y ajoutant notamment plusieurs types de cancer. Objectif : protéger la santé des travailleurs et renforcer le droit à une indemnisation en cas d'exposition dans le cadre du travail.

Les maladies suivantes susceptibles d'être causées par une exposition à l'amiante au travail ont été ajoutées à la liste (annexe I) : cancer du larynx, cancer de l'ovaire, plaques pleurales avec réduction des fonctions pulmonaires et épanchement pleural bénin.


La Commission invite les États membres à les inclure dans leurs systèmes nationaux d'indemnisation professionnelle. En outre, la Commission invite instamment les États membres à prendre des mesures garantissant que les travailleurs atteints d'un cancer du côlon, du rectum ou de l'estomac (ajoutés à l'annexe II) puissent recevoir une indemnisation lorsqu'un lien avec une exposition à l'amiante au travail est avéré. Les États membres sont également encouragés à améliorer la prévention, le diagnostic, la recherche et la collecte de données dans ce domaine.

Ces nouvelles mesures viennent s'ajouter à la directive révisée de 2023 sur l'amiante au travail, qui établit des limites d'exposition professionnelle plus basses ainsi que d'autres mesures visant à réduire les risques pour les travailleurs.