La DGCCRF a mené une enquête en 2024 sur les plats cuisinés, mettant en évidence un niveau élevé d’anomalies tout au long de la chaîne (production, distribution, restauration), avec plus de 50 % des établissements contrôlés en non-conformité et 20 % ayant fait l’objet de mesures correctives ou de sanctions. Les principales non-conformités concernent la fiabilité de l’étiquetage et de la composition des produits. De nombreux cas de discordance entre la recette réelle et les informations déclarées ont été constatés :
- substitution d’ingrédients (ex : viande différente de celle annoncée),
- surestimation des teneurs en ingrédients valorisés,
- omission d’additifs ou d’ingrédients,
- déclarations nutritionnelles erronées .
Des manquements réglementaires importants ont également été relevés sur :
- l’absence ou l’incomplétude des listes d’ingrédients,
- le défaut d’information sur les allergènes,
- le non-respect du règlement INCO en matière d’étiquetage .
- l’usage abusif d’allégations valorisantes (« bio », « artisanal », « local », « fait maison »), souvent non justifiées ou trompeuses, induisant le consommateur en erreur sur la qualité ou l’origine des produits .
Dans ce cadre, il est recommandé de/d' :
- garantir la conformité réglementaire de l’étiquetage (INCO)
- assurer la cohérence entre formulation, production et information consommateur
- maîtriser les allégations commerciales et leur justification
- renforcer les contrôles internes et la traçabilité des recettes