Étiquetage, composition, allégations… attention aux étiquettes mensongères des plats cuisinés

Sécurité des aliments - Actualité Scientifique - Publiée le jeudi 09 avril 2026

La DGCCRF a mené une enquête en 2024 sur les plats cuisinés, mettant en évidence un niveau élevé d’anomalies tout au long de la chaîne (production, distribution, restauration), avec plus de 50 % des établissements contrôlés en non-conformité et 20 % ayant fait l’objet de mesures correctives ou de sanctions. Les principales non-conformités concernent la fiabilité de l’étiquetage et de la composition des produits. De nombreux cas de discordance entre la recette réelle et les informations déclarées ont été constatés :

  • substitution d’ingrédients (ex : viande différente de celle annoncée),
  • surestimation des teneurs en ingrédients valorisés,
  • omission d’additifs ou d’ingrédients,
  • déclarations nutritionnelles erronées .

Des manquements réglementaires importants ont également été relevés sur :

  • l’absence ou l’incomplétude des listes d’ingrédients,
  • le défaut d’information sur les allergènes,
  • le non-respect du règlement INCO en matière d’étiquetage .
  • l’usage abusif d’allégations valorisantes (« bio », « artisanal », « local », « fait maison »), souvent non justifiées ou trompeuses, induisant le consommateur en erreur sur la qualité ou l’origine des produits .

Dans ce cadre, il est recommandé de/d' :

  • garantir la conformité réglementaire de l’étiquetage (INCO)
  • assurer la cohérence entre formulation, production et information consommateur
  • maîtriser les allégations commerciales et leur justification
  • renforcer les contrôles internes et la traçabilité des recettes