Opérations de dépotage : le BARPI alerte sur les erreurs humaines et les défaillances matérielles

Santé et sécurité des personnes - Actualité Scientifique - Publiée le mardi 01 septembre 2026

Dans ce Flash ARIA de septembre 2026, le BARPI analyse les accidents et incidents liés aux opérations de dépotage, c’est-à-dire au transfert d’une matière depuis un contenant de transport (camion-citerne, wagon, GRV, etc.) vers un équipement de stockage ou de procédé d’un site industriel.

Entre janvier 2025 et juin 2026, 53 événements ont été recensés, soit une hausse de 38 % par rapport aux 18 mois précédents ; les secteurs chimique/pharmaceutique et agroalimentaire sont notamment concernés et 38 % des événements ont eu lieu sur des établissements Seveso seuil haut. Les principales causes sont les interventions humaines inadaptées (60 %) et les défauts matériels (58 %), pouvant conduire à des déversements dans les réseaux ou le milieu naturel, des émissions atmosphériques ou encore à des mélanges de produits incompatibles.

Le BARPI recommande notamment de formaliser un protocole de sécurité fondé sur l’évaluation des risques, de définir clairement les responsabilités de l’exploitant et du transporteur, d’utiliser des check-lists adaptées, de vérifier les documents de transport et l’identification du produit, ainsi que la compatibilité entre le produit livré, la capacité de stockage et les installations. Pendant le dépotage, une attention particulière doit être portée à l’état des flexibles et raccords, à l’identification du bon point de raccordement, à la surveillance de l’opération par un opérateur formé, aux dispositifs de rétention et, lorsque nécessaire, à la vérification de la compatibilité des produits. Sur le plan technique, le BARPI préconise également des aires de dépotage adaptées et étanches, l’identification claire des raccordements, la maintenance préventive, des dispositifs de détrompage pour les produits incompatibles et des moyens appropriés de détection, de confinement et d’intervention.