Émergence du virus Shamonda dans des élevages de vaches laitières en France

Sécurité des aliments - Actualité Scientifique - Publiée le jeudi 13 août 2026

Fin juillet 2026, un nouvel orthobunyavirus de type Shamonda (SHAV) a été détecté dans des élevages de vaches laitières situés dans plusieurs départements français, après son apparition en Allemagne et en Suisse. Transmis principalement par des moucherons piqueurs du genre Culicoides, ce virus touche surtout les bovins, mais pourrait également infecter les petits ruminants. Son impact est pour le moment jugé faible : les animaux peuvent présenter une fièvre, une diarrhée et une diminution généralement passagère de la production laitière. Une vigilance particulière doit toutefois être portée aux femelles gestantes, car l’infection pourrait provoquer des avortements ou d’importantes malformations fœtales. Le virus n’est pas transmissible à l’être humain et ne présente aucun risque identifié lié à la consommation du lait ou de la viande.

Aucun vaccin ni traitement permettant d’éliminer le virus n’est actuellement disponible. Il est donc recommandé aux éleveurs de limiter la présence des insectes vecteurs, notamment en supprimant les eaux stagnantes et les sites de ponte liés aux effluents liquides, et de désinsectiser les moyens de transport. En présence de symptômes, l’éleveur doit contacter son vétérinaire et surveiller les conséquences éventuelles sur la reproduction et les veaux nouveau-nés. En cas d’avortement, une recherche de la brucellose reste nécessaire.

Le SHAV n’est pas une maladie catégorisée au titre de la législation sur la santé animale de l’Union européenne (LSA), elle n’est soumise à aucune mesure officielle de surveillance et de lutte. Cette infection n’est pas non plus réglementée au niveau international par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).