Selon un rapport de l'Anses, 56 à 76 % des travailleurs en France ont au moins une forme d'horaire atypique, hors travail de nuit. Il peut s'agir de journées longues, de travail le week-end, de journées fractionnées, de postes tôt le matin ou tard le soir, ou encore de travail en 2x8.
Toutes ces formes ont des effets sur la santé et sur la vie sociale. Les horaires longs, par exemple, augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de dépression, d'anxiété et de troubles du sommeil. Des risques accrus sont aussi relevés pour le diabète, les TMS et les accidents du travail. Les salariés concernés sont en outre plus exposés à d'autres risques, notamment les risques psychosociaux et les risques chimiques, et ces effets se cumulent au fil de la carrière.
La prévention la plus efficace reste de limiter le recours à ces horaires, qui risque pourtant d'augmenter avec les canicules et la flexibilité économique. À défaut, l'employeur doit les intégrer à son évaluation des risques, par exemple avec l'outil RPS DU (ED 6403) proposé par l'INRS, en tenant compte des polyexpositions.
Plusieurs mesures sont recommandées :
- associer les salariés à la définition des horaires, privilégier les volontaires et prévoir des chevauchements entre équipes.
- 'offrir des compensations en temps de récupération plutôt qu'en argent
- permettre des micro-siestes dans des salles de repos.
L'INRS organise un webinaire sur ce sujet le 10 novembre 2026.