L'employeur peut fournir des trottinettes électriques comme engins de déplacement personnels motorisés (EDPM), servant aux trajets domicile-travail mais également aux déplacements sur site.
Avant d'en fournir, vous devez évaluer les risques liés aux trajets, aux locaux et aux voies de circulation, puis inscrire les mesures retenues dans le DUERP. Les engins achetés doivent être conformes, les salariés doivent être former et informer, l'entretien est à la charge de la société et des EPI doivent donc être fournis en conséquence : casque, gilet de haute visibilité et éclairage.
- Notez que chaque trottinette doit avoir un frein efficace, des feux avant et arrière, des dispositifs réfléchissants et un avertisseur sonore audible à 50 m.
Aucune loi nationale n'impose le casque en ville, mais de plus en plus d'arrêtés locaux le rendent obligatoire depuis l'été 2026. A ce titre, en tant qu'employeur, vous pouvez l'imposer pour les trajets professionnels. De plus, un vêtement de signalisation certifié CE est obligatoire la nuit ou par faible visibilité. Une formation doit en ce sens être mise en place et elle doit rappeler les interdictions, comme le passager, les écouteurs, le téléphone en main ou la circulation sur les trottoirs.
Enfin, en tant qu'employeur, vous devez souscrire à une assurance responsabilité civile pour les engins fournis, sous peine d'une amende pouvant atteindre 3 750 €.
Quelques éléments de précisions quant au stockage : Il est possibled' interdire le stockage des trottinettes et la recharge des batteries au lithium dans les locaux, à cause du risque d'incendie. L'INRS recommande plutôt d'encadrer la recharge dans un local dédié, ventilé et équipé d'une détection incendie, en suivant la fiche ED 6476.